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Parc de la Cité internationale universitaire de Paris

jeudi 03 avril 2014
Parc de la Cité internationale universitaire de Paris © Gwenola Carrère
Paris Mômes a conçu un parcours-jeux dans la Cité internationale. Vous pouvez vous le procurer directement à l’Oblique ou en téléchargement ci-dessous.

Tout public

Paris XIVe

RER B, Cité-Universitaire

L’Oblique
Ouvert tous les jours (sauf le lundi), de 14 h à 18 h

www.ciup.fr/oblique

Le tour du monde en 34 hectares et 40 maisons ? La Cité internationale universitaire de Paris, c’est presque ça. On peut y jouer le matin entre deux centaures du côté du pavillon héllénique, investir ensuite l’une des tables devant la maison de la Suède pour pique-niquer — à moins qu’on ne préfère trouver un coin sous un cerisier du Japon — et ensuite s’étendre sur la grande pelouse devant la Maison internationale, avant d’aller admirer les fresques en façade du pavillon du Mexique. Pour le roller, on préférera les allées devant la maison de l’Argentine.

Né après la Première Guerre mondiale, à proximité du parc Montsouris, à l’emplacement de l’ancienne fortification Thiers, ce vaste ensemble universitaire a été édifié à partir d’une utopie, celle de construire la paix en conviant des étudiants de tous les pays à cohabiter. C’est André Honnorat qui en a eu l’idée, dès 1919. Sénateur de gauche impliqué dans les réformes sociales, puis ministre de l’Instruction publique en 1920, il trouve en Emile Deutsch de la Meurthe, industriel à la tête des pétroles Jupiter (devenus la Shell), le premier grand mécène du projet.

Les premiers logements, la Fondation Deutsch de la Meurthe, ouvre en 1925. Répartie en pavillons — cinq pour les garçons, un pour les filles —, la Fondation Deutsch de la Meurthe ressemble à un village. Son architecture néomédiévale, inspirée des collèges anglais, est alors très en vogue. Les maisons sont pensées avec tout le confort et des équipements sportifs : les fondateurs adhèrent au courant hygiéniste. A quelques mètres de là perdurent encore les bidonvilles de la zone. La maison de Cuba, construite en 1933, inspirée du plan de la cathédrale de La Havane, comprend une baignoire dans chaque chambre. La Seconde Guerre mondiale mettra un terme à la première vague de constructions. Les bâtiments construits dans les années 50 arborent pour la plupart une architecture moderniste, dans le droit fil de Le Corbusier, qui signe la maison du Brésil (1959) et la Fondation suisse (dès 1933) — dont l’une des chambres, signée Charlotte Perriand, est transformée en logement témoin. Le dernier pavillon à sortir de terre est la Fondation Avicenne, anciennement maison de l’Iran, en 1969, aujourd’hui désaffectée.

A proximité se trouve l’Oblique, un lieu où l’on découvre l’histoire de la Cité en panneaux informatifs et en cartes interactives riches en photos. Si l’intérieur des maisons est peu accessible, on peut percevoir les différentes cultures rien qu’en se promenant dans le parc. Il faut prévoir une demi-journée pour en faire vraiment le tour, c’est l’un des plus vastes espaces verts de la capitale. Depuis 2000, le parc, qui se prévaut d’une centaine d’essences d’arbres, est engagé dans une démarche de biodiversité ; des ruches ont été installées du côté de l’Argentine. Dès les beaux jours, une large terrasse se déploie à l’arrière de la Maison internationale qui dispose aussi d’un excellent théâtre. 

17 Boulevard Jourdan
75014
Paris
RER B, Cité-Universitaire Tram 3a Cité Universitaire Métro 4 Porte d'Orléans
01 44 16 64 00

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