La danse des renards
La Danse des Renards, exploration des failles d’un jeune boxeur.
Camille, pensionnaire dans un internat sportif, est l’espoir incontesté de son club de boxe… jusqu’à ce qu’un accident vienne tout remettre en question, fissurant l’aura du jeune prince du ring. De cet événement initial, Valéry Carnoy, le réalisateur, va dérouler avec virtuosité toute une chaîne de conséquences, nous offrant par la même occasion un superbe tableau d’adolescence.
Dialogues justes, silences qui en disent long, et regards où l’ombre, au fil des jours, ne cesse de gagner du terrain : la caméra explore les failles, les vacillements, les enjeux de pouvoir, les pressions du paraître, les splendeurs et les misères de l’amitié, captant dans toutes ses nuances l’évolution de ces jeunes hommes en devenir, dans cet univers clos où l’on découvre que la « virilité abusive », pour citer Eddy de Pretto, avant de s’exercer sur les filles, commence par s’exercer sur les garçons entre eux.
Le tout à la fois très réaliste, et pourtant empreint de fantastique (on ne sait plus, à la fin, si les renards qui rôdent sont des réalités ou des hantises), et même de poésie. Bref, un très beau film, lumineux malgré tout, et porté par des acteurs et actrices au jeu impeccable.
O.C.
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La Danse des renards
A partir de 13 ans
De Valéry Carnoy, avec Samuel Kircher, Fayçal Anaflous…
En salles le 18 mars.
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