Au Palais de Tokyo avec les ados
Comment les penseurs francophones ont profondément influencé les artistes américains.
Elles sont nombreuses, les raisons d’amener des ados, et particulièrement des lycéens, au Palais de Tokyo.
D’abord pour la grammaire plastique et colorée de Caroline Kent, qui ouvre la visite ; puis pour les sculptures monumentales de Melvin Edwards, composées de métal, de chaînes et de barbelés, évoquant notamment la mémoire de l’esclavage ; et enfin pour les quelque 60 artistes présentés dans les différents espaces de l’exposition Echo Delay Reverb.
Ces multiples sections explorent comment les écrits des penseurs francophones tels que Jacques Derrida, Pierre Bourdieu, Edouard Glissant ou Frantz Fanon, mais aussi Aimé Césaire ou Roland Barthes, ont inspiré des œuvres puissantes, de revendication et de dénonciation. Les citations des uns côtoient les créations des autres – qui nous parlent du bruit du racisme, de la mémoire de l’esclavage ou des zoos humains, des combats d’émancipation des peuples, des discriminations de genre.
Bref, c’est fort et ça remue, avec, en bonus, des soirées « Manufacture » le jeudi pour les 18-25 ans, où ils peuvent à leur tour créer en lien avec l’exposition, et des rendez-vous ateliers « Bien mieux », deux lundis par mois, pour les 16-22 ans. O.C.
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Echo Delay Reverb et Melvin Edwards
A partir de 14 ans
Jusqu’au 15 février
Tous les jours sauf mardi, de 12h à 22h, le jeudi jusqu’à minuit
Tarif : 13 €, réduit 9 €, gratuit pour les moins de 18 ans
© Vue d’exposition collective, « ECHO DELAY REVERB : Art américain, pensées francophones », Palais de Tokyo (Paris) – Crédit photo : Aurélien Mole
Palais de tokyo
13 Avenue du Président Wilson
75016 Paris