Robert Capa. Photographe de guerre.

Jusqu'au 20 décembre 2026

À partir de 12 ans

expo

Le musée de la Libération de Paris retrace le parcours flamboyant d’un témoin du siècle.

C’est l’histoire d’un jeune photographe exilé de Hongrie, qui arrive à Paris au début des années 1930, après avoir fui à l’est la montée de l’antisémitisme. Dans la ville Lumière, il rencontre une jeune fille nommée Gerda, et ensemble ils ont cette idée géniale de se réinventer.

Tandis que Gerda Pohorylle devient Gerda Taro (elle aussi talentueuse photographe, dont le travail a longtemps été sous-estimé), Endre Friedmann devient Robert Capa, un grand photo-reporter talentueux, séducteur, intrépide.

Et le succès vient, en même temps que l’époque s’assombrit : Capa couvre la Guerre d’Espagne avec Gerda Taro (qui y sera tuée), développant ce style particulier, brut, en immersion sur les lieux d’affrontement, qui deviendra le standard de la photographie de guerre, et auquel il ajoute aussi une dimension profondément humaine.

Il suivra ensuite l’armée américaine durant la Seconde guerre mondiale, se reconvertira en photographe de mode une fois la paix revenue, et mourra au Vietnam en sautant sur une mine.

La force de l’exposition présentée au musée de la Libération de Paris, c’est de nous montrer cette évolution, et de nous faire comprendre les coulisses de la prise de vue de certaines des photos légendaires de Capa : celle du combattant espagnol (qu’on soupçonne être une mise en scène) ; celle du débarquement du D Day sur la plage d’Omaha Beach en Normandie (une vraie prouesse, même si Capa n’a réussi à prendre qu’une dizaine de clichés « un peu flous », vu le taux de mortalité sur cette plage ce jour-là) ; ou encore celles de la Libération de Paris.

A ce sujet, ne manquez pas, au milieu du parcours, le film façon « Où est Charlie ?» où l’on découvre, à partir des nombreux films pris durant les jours d’août 1944, un Robert Capa aux côté des résistants, lors des derniers combats, ou marchant parmi les chars et la foule en liesse, la cigarette au coin des lèvres et ses appareils photo en bandoulière, à l’affût d’une de ces images-symboles dont il avait le secret.

O.C.

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Robert Capa. Photographe de guerre.

A partir de 12 ans

Jusqu’au 20 décembre

Du mar au dim de 10h à 18h

© Robert Capa