La Princesse, l’ogre et la fourmi
Cinq contes made in URSS d’une élégante incorrection.
Du fait que les films d’animation ici présents ont été conçus entre 1975 et 1987 du côté de l’Union soviétique, le graphisme est d’un artisanat délicieusement suranné dont l’auteur n’en est pas moins considéré comme un maître fondateur.
En plus, celui-ci avait un talent de conteur hors pair, agrémentant ses histoires d’une pointe d’insolence singulièrement réjouissante. Le plus bel exemple en la matière est Martinko, où un déserteur devient riche grâce à un jeu de cartes magiques, lequel sera confisqué par une princesse sous prétexte que le coquin ne la trouve pas à son goût. Ce dernier n’a pas dit son dernier mot…
La suite vaut le détour. Autant que les autres courts d’ailleurs, dont la voix française du narrateur a été remise au goût du jour puisque confiée à Philippe Katerine. Chic…
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La Princesse, l’ogre et la fourmi
À partir de 5 ans
D’Eduard Nazarov
En salles le 18 mars
© Malavida Films